Soyons franc !
Le Quartier Latin n'est pas en autosuffisance alimentaire.
Toutefois, l'activité agricole y est bien présente.
A défaut de ferme urbaine, les jardins partagés, les vignes, les élevages de fleurs à couper, les ruches, - sur le sol ou sur les toits - en sont la démonstration.
Bien avant que nos rues ne résonnent du tumulte académique et commercial, à l'époque médiévale, le Quartier Latin respirait au rythme de la terre. À cette période, le paysage était dominé par les vastes domaines agricoles des grandes institutions religieuses, faisant de notre quartier un espace nourricier pour les Parisiens.
Nous pouvons imaginer l'Abbaye de Saint-Victor et l'Abbaye Sainte-Geneviève entourées de leurs immenses jardins monastiques et de leurs vergers florissants. Ces terres fournissaient les fruits, les légumes et les herbes nécessaires à la vie de la communauté bien avant l'explosion urbaine que nous connaissons aujourd'hui.
Le jardin du Musée de Cluny nous donne un petit aperçu du jardin médiéval, à l'angle des boulevards Saint-Germain et Saint-Michel
Source du plan : Cédric Roms, UMR 8589, LAMOP. — Analyse diachronique de l'espace urbain Parisien: Plan de Paris en 1380 d’après Leuridan J., Mallet J.-A, Plan restitué de Paris en 1380, Paris, CNRS Editions, 1991, 1999
On aurait pu croire que le jardin des plantes dont l'ancêtre - le Jardin royal des plantes médicinales fondé en 1626 par un édit de Louis XIII, entre la Bièvre et la rue du Faubourg Saint-Victor (actuelle rue Geoffroy Saint-Hilaire) pour y cultiver et y enseigner - aurait été notre potager d'aujourd'hui sur 24 hectares
C'est en partie vrai, puisqu'on y cultive les plantes domestiquées par l'homme, mais c'est plus d'avantage dans une dynamique de recherche et d'enseignement
Si AgroParisTech, grande école du Ministère de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt, a troqué le 16 rue Claude Bernard contre le plateau de Paris-Saclay, le Museum d'Histoire Naturelle, sous l'égide du Ministère de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur est fidèle au poste
57 rue Cuvier. QUARTIER JARDIN DES PLANTES
Sur 170 m2, le Jardin de Cluny, avec son quadrillage très médiéval de cultures en carrés où se mélangent plantes et fleurs comestibles, vient en échos à l'ancêtre du jardins des plantes médicinales du Jardin des Plantes.
Rue de Cluny. QUARTIER SORBONNE
Eh oui, les jardins partagés sont classés dans l'agriculture !
Nous retrouvons ce havre de paix au 23, rue du Fer-à-Moulin. C'est un espace privilégié pour les amoureux de la nature urbaine.
Square Théodore Monod. QUARTIER JARDIN-DES-PLANTES
On prend de la hauteur avec ce jardin de 350 m2, situé sur le toit du gymnase Ortolan, 17 rue Saint Médard une initiative exemplaire d'agriculture sur les toits par les Jardiniers du 5ème.
QUARTIER JARDIN-DES-PLANTES
Situé Passages des Patriarches, les Mouffettes ont transformé un ancien terrain abandonné, le jardin partagé de 130 m2.
QUARTIER VAL-DE-GRACE
"C'est l'association qui a financé les 200 pieds de vigne qui le dit le mieux :
En 2021, à l’initiative de Madame le Maire du Ve arrondissement et de l’association Le Clos des Arènes de Lutèce, ont été plantés 200 pieds de vigne, autour de l’amphithéâtre gallo-romain, parmi les plus anciens sites parisiens encore visibles.
C’est l’Association qui entretien et exploite les talus, dans le respect de la charte environnementale des Parcs et Jardins de la Ville de Paris, depuis les racines jusqu’à la production du vin.
« Le clos » retrouve ainsi, la fonction qu’il avait occupée pendant plus de 400 ans, entre les XIVe et XVIIIe siècles, quand il fournissait aux Parisiens ses raisins tant appréciés pour leur qualité."
35 litres de vin produit en 2025 !
Même si ce sont des ruches pédagogiques, elles produisent malgré tout du miel qui a été primé en 2018.
284 rue Saint-Jacques. QUARTIER VAL-DE-GRACE
Quand le restaurant cuisinait avec le miel qu'elle produisait sur son toit.
Aujourd'hui, il a un rooftop, c'est bien aussi.
Nicolas Géant qui récoltait son miel a également disparu du territoire, mais il poursuit son activité d'exploitation des ruches dans les grandes villes
Mais difficiles à répertorier, même si leur déclaration est obligatoire.
Donc nous sommes un peu pauvres en information...
Mention spéciale à notre voisin de quartier, le rucher-école du Jardin du Luxembourg qui existe depuis 1856
Journées de l'agriculture des 5 et 6 juin 2026 aux arènes de Lutèce, pour un grand rendez-vous pédagogique et festif.
Organisé par #agridemain et Make.org Foundation, en partenariat avec la Mairie du 5e arrondissement.
"Un lieu dans lequel les élèves montent de multiples projets en lien avec la biodiversité : jardin potager, plantes mellifères, ruchers, arbres centenaires... "
Découvrez les fondements et les acteurs de l'agriculture urbaine au cœur de notre quartier.
Le Réseau Francilien des Agricultures Urbaines, alias REFAUR, "a pour missions de fédérer et d’animer, d’orienter les collectivités et porteurs de projets, de diffuser des ressources, et de promouvoir l’agriculture urbaine auprès du grand public".
En 2024, l’agriculture urbaine représente 1 100 emplois s
1 625 sites en Île-de-France, sur un total de 190 hectares dont :
1 303 jardins collectifs
"Le recensement de huit exploitations à Paris (pour une surface cumulée de 1,01 ha), alors qu’il n’y en avait aucune en 2010, illustre par ailleurs l'émergence d'une agriculture urbaine."
En 2020, en Île-de-France.
4 425 exploitations agricoles
Surface moyenne : 197 hectares.
Spécialisées à 79% en grandes cultures.
13 000 personnes sont nécessaires pour les faire fructifier
3485 grandes cultures
289 polyculture et polyélevage
171 fleurs et horticulture
152 ovins et autres herbivores
139 légumes et champignons
56 bovins
53 fruits et arboriculture
40 porcins et volailles
19 en viticulture
21 non classées